une satire de l'idéologie d'indifférenciation sexuelle

La Décroissance ( n° de juin 2009 ) publie une satire de l'idéologie de l'indifférenciation sexuelle, produit de la soiété consumériste...

« Sortons de la binarité ! Il n'y a pas deux genres, mais une multiplicité de genres. [...] Aujourd'hui je suis homme, mais demain je serai femme, pour redevenir homme le surlendemain, et d'un troisième genre le jour d'après. Et bientôt le progrès nous permettra de traduire dans le réel ce qui se passe dans nos têtes, ainsi que tous nos fantasmes. Seuls des réactionnaires pourraient s'y opposer ! »

« Etre un monsieur âgé, quelle horreur ! Mon père me rappelle ma finitude et la dégradation du corps avec le temps. Insupportable dans notre belle civilisation publicitaire de la jeunesse éternelle.[...] Je veux la croissance éternelle alors que l'entrée dans l'âge adulte correspond à l'entrée dans celui du dépérissement de nos cellules... »

« J'ai appelé mon fils Zébulon, ma fille Diamine. Les nommer François ou Louise aurait été m'inscrire dans un processus de filiation, bref être ringard. J'en ai rajouté une couche en appelant ma chienne Chantal... »

« Les fonctions de père et de mère symboliques non seulement ne sont pas utiles à la structuration de notre psychisme, mais en plus elles n'existent tout simplement pas. Seule l'indifférenciation permettra l'égalité réelle homme-femme. Penser l'altérité est dangereux. Mieux vaut pour tous en faire un déni... »

« La figure du père n'est pas cool et moi je veux être cool [...] Comprendre que le monde est divisé, plein de tensions et de rapports de forces qui s'opposent, c'est pour moi faire preuve de sectarisme. Tout est un peu confus dans mon esprit... »

« Je suis parfaitement adapté à la société de croissance. Je suis figé à l'âge du sein dans la culture de l'immédiateté, des pulsions et des instincts. La société célèbre les gens comme moi : je suis un consommateur parfait en phase avec notre belle civilisation. Je ne veux pas être exclu du troupeau ! »



La Décroissance, en vente dans les kiosques.
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# Posté le samedi 30 mai 2009 16:54

Reparlons de Benoît XVI.

Reparlons de Benoît XVI.
En Israël, il n'a pas tourné autour du pot pour évoquer l'antisémitisme qui "continue de relever son visage répugnant dans plusieurs parties du monde".
Le pape, avec la même vigueur, a condamné le "négationnisme".
On se souvient évidemment du tollé soulevé par les déclarations scandaleuses de "Mgr" Williamson, il y a quelques semaines, sur le même sujet.
On se souvient de l'écho médiatique formidable rencontré par les élucubrations de ce négationniste mitré. Nous n'allons pas tarder à savoir si les déclarations de Benoît XVI, à l'exact inverse de celles qui ont justifié le scandale, auront le même écho.
Tendons l'oreille, scrutons les titres de la presse, ouvrons l'oeil sur les écrans de télévision.
Attendons les débats sensationnels, les entretiens de spécialistes, les commentaires et les réactions approbatrices sollicitées de toutes parts et diffusées en boucle...
Attendons : on ne sait jamais.
Cela pourrait même faire le second titre, après la cocaïne tennistique.


Bruno FRAPPAT - 11 mai 2009
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# Posté le lundi 11 mai 2009 14:05

COURRIER à une "MERE PORTEUSE"

COURRIER à une "MERE PORTEUSE"


Est-ce que vous vous rendez compte que ça fait neuf mois
que j'attends la livraison de ma commande ...
et qu'elle ne correspond même pas à mes attentes ?

Et vous avez le culot de me repondre
qu'il n'y a pas de service après-vente ?
Avec le prix que l'on paie ??

C'est scandaleux !"

Claire
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# Posté le samedi 02 mai 2009 07:37

13 mai, sortie du film « Anges & démons » ... Mais l'affaire GALILEE, qu'est-ce que c'est en réalité ?

L'affaire Galilée (1633)
13 mai, sortie du film « Anges & démons » tiré d'un polar occultiste de Dan Brown : prétexte pour ré-infliger au public une pseudo-version de l'affaire Galilée
Mais l'affaire Galilée, qu'est-ce que c'est en réalité ?

Bien autre chose que ce que l'on en dit aux foules :

L'affaire Galilée (1633) fut sans aucun doute une lourde gaffe romaine. Le savant fut « sacrifié » par l'érudit Urbain VIII, son ami et protecteur, pour des raisons politiques : le pape croyait ainsi donner le change à l'Espagne et à l'Empire, qui le menaçaient sous un prétexte religieux (voir ci-dessous) dans une Europe à feu et à sang. Calcul à court terme, avec de redoutables conséquences intellectuelles et morales à long terme ! Cette énorme bourde a gravement nui à l'Eglise, et lui nuit encore – bien que la mise à l'Index ait été levée en 1664, que Galilée lui-même ait été réhabilité en 1784 par Clément XII, que les papes modernes lui aient rendu hommage, et que le concile Vatican II ait fait écho à sa pensée sur les rapports entre science et religion.
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Néanmoins, si l'on étudie de près l'affaire (cf. bibliographie ci-dessous), on constate qu'elle ne correspond pas à la légende noire fabriquée au XIXe siècle par les polémistes anticléricaux. Le procès de 1633 ne fut pas l'aboutissement logique de l'attitude d'une Eglise catholique « hostile à la science ».

Le procès fait à Galilée contredit l'attitude que l'Eglise avait manifestée jusque là.
Rappelons que :
- le chanoine-astronome Copernic, mort en 1543, ne fut jamais inquiété ni même contredit par l'Eglise. Au contraire : le pape Paul III avait lu avec intérêt le De revolutionibus orbium coelestium, que le savant lui avait envoyé avec une dédicace affirmant nettement que la terre tournait autour du Soleil. (Les seuls à attaquer Copernic furent Luther, Calvin et Melanchton).
- Certains théologiens renâclaient devant la révolution copernicienne, mais ni plus ni moins que l'ensemble du microcosme intellectuel de l'époque : en effet cette révolution posait un sérieux problème à la pensée humaine, structurée autour du système de Ptolémée (géocentriste) depuis quinze siècles. Renoncer à une fausse évidence - la Terre centre du monde - allait être un processus lent et difficile. Certains intellectuels, rendus agressifs par ce qu'ils considéraient comme une menace pour leur pouvoir, allaient entreprendre de persuader les tribunaux d'Eglise que le système de Copernic contredisait la Bible.
- Pourtant, durant les soixante années qui suivirent la mort de Copernic, le Saint-Siège n'accepta d'ouvrir aucun procès théologique contre son ½uvre. Mieux : en 1582, le pape Grégoire XIII utilisa des éléments coperniciens dans sa grande réforme du calendrier.
- Le souci de Rome était d'empêcher les universitaires traditionnels, crispés sur Aristote et le géocentrisme, de déclencher une bataille supplémentaire dans le milieu intellectuel alors que l'Europe était ravagée par la guerre entre princes protestants et catholiques.
- En 1589, à Rome, le cardinal jésuite Bellarmin (un des meilleurs intellectuels de l'époque) proposa, pour protéger la pensée copernicienne, de ne la considérer que comme une hypothèse : on dirait aujourd'hui un « modèle ».
- Survient en 1590 Galilée, mathématicien et physicien, aussi catholique que l'était Copernic. C'est le protégé des scientifiques jésuites : Christophe Clavius, Paolo Valla. C'est aussi un polémiste enragé. Dès 1604 il se pose en ennemi d'Aristote, donc de l'establishment universitaire. En 1609, il se fait astronome grâce à la construction du premier télescope. Ses observations, qui réfutent l'astronomie antique et vont dans le sens du système copernicien, sont appuyées par les astronomes jésuites, tels Muzio Vitelleschi, et par les cardinaux romains qui président à la jeune académie scientifique et humaniste des Lincei. (Académie que Dan Brown, dans Anges & démons, a le front de présenter comme une société secrète anticatholique).
- Bientôt triomphant et adulé, Galilée suscite les jalousies universitaires. Il leur riposte par des pamphlets : brillants, drôles, d'une rare cruauté. Les jaloux blessés l'attaquent alors sur le terrain religieux. Deux dénonciations échouent en 1615 : l'Inquisition romaine les déboute, jugeant que Galilée n'a rien d'hérétique.
- En 1616, les ennemis de Galilée trouvent un biais : ils parviennent à faire juger « contraires à la Bible » deux des idées coperniciennes. Le De revolutionibus de Copernic, quoiqu'apprécié par des papes et des cardinaux, est mis à l'Index « jusqu'à ce qu'il soit corrigé ». Le véritable objectif des jaloux est de faire taire Galilée, notoirement partisan du système de Copernic...
- Mais le cardinal Bellarmin protège Galilée : il lui demande de considérer le système copernicien comme une simple hypothèse tant que ce système n'aura pas été prouvé. (C'est ni plus ni moins la méthode moderne en recherche scientifique !). Galilée s'y engage : la méthode Bellarmin lui permettra, s'il la suit, de continuer ses recherches à l'abri de la polémique. Le souci de Rome est toujours d'étouffer cette polémique, pour ne pas ajouter une crise intellectuelle aux convulsions politico-militaires qui ravagent l'Europe.
- Hélas Galilée a deux défauts : il ne peut se retenir de polémiquer, et il est impatient. Sur le plan scientifique, il affirme avec des preuves insuffisantes. Il lui arrive même (comme à tous les chercheurs) de se tromper sur certains points : par exemple sur les comètes et les marées. Et il défend ces erreurs avec tant de férocité qu'il se fâche avec ses plus vieux amis : les scientifiques jésuites du Collège romain, tel l'astronome Orazio Grassi... alors que dans la querelle des comètes, c'est Grassi qui a raison contre Galilée.

Ces défauts de Galilée ouvrent un boulevard à ses ennemis.
- En 1623, un autre vieil ami de Galilée, le cardinal Barberini, ami des Lincei, devient le pape Urbain VIII. En 1624, Galilée lui fait part de son intention d'écrire un ouvrage comparant "les divers systèmes du monde" (Ptolémée, Copernic et Kepler). Le pape acquiesce, à condition que Galilée les traite tous comme des hypothèses. Galilée s'y engage.
- En 1628, il soumet son texte au dominicain Riccardi (Inquisition romaine) qui est lui aussi un ami. Riccardi ne lui demande que des modifications de détail, et la promesse de faire imprimer le livre à Rome. Urbain VIII demande l'ajout d'une conclusion pieuse, simple habillage qui ne change rien au contenu scientifique. Galilée accepte.
- En 1631, Galilée montre la nouvelle version à Riccardi et obtient l'imprimatur. Urbain VIII le bénit.
- Mais ensuite, Galilée fait le contraire de ce qu'il avait promis. Il imprime le livre à Florence, non à Rome. Ce qui lui permet d'y faire des ajouts contraires aux accords : 1. un nouveau titre, réduisant le sujet au duel Copernic-Ptolémée (ce qui rallume la polémique, contrairement à ce que Galilée avait juré au pape) ; 2. une façon injurieuse de présenter la conclusion demandée - dans l'intérêt du livre - par Urbain VIII. Du coup, le livre (qui a eu l'imprimatur !) prend l'air d'une provocation. Il paraît en 1632.
- Urbain VIII se fâche. Il juge que Galilée a trahi sa confiance. On en profite pour faire croire au pape que Galilée avait signé en 1616 l'engagement de ne plus parler du tout de Copernic... Urbain VIII crie alors à la double trahison. On en profite aussi pour relancer l'idée que Galilée est un crypto-hérétique, passible des tribunaux. La machine judiciaire va pouvoir se mettre en marche.
- Mais la colère du pape est à moitié feinte. S'il décide de frapper Galilée, c'est surtout pour « l'effet d'annonce », comme on dirait aujourd'hui. Et c'est politique...
En effet, les deux superpuissances catholiques de l'époque, l'Espagne et l'Empire, sont en guerre contre les puissances protestantes : princes allemands et roi de Suède, soutenus en coulisses par la France de Richelieu. Urbain VIII, francophile, passe pour complice de Richelieu. L'Espagne et l'Empire menacent donc Rome. Puissances jouant sur le catholicisme, leur arme idéologique est la « défense de la foi ». Pour obliger le pape (politiquement) à rompre avec la France, elles l'accusent (religieusement) de mollesse envers l'hérésie protestante : prétexte qui pourrait mener à un nouveau sac de Rome par l'armée impériale, comme en 1527. Déjà les cardinaux pro-espagnols (Borgia, Ludovisi) demandent la déposition d'Urbain VIII. Il y a même des rumeurs de complot d'empoisonnement. Pour se défendre de cette menace, le pape veut réfuter l'accusation de mollesse en faisant un coup d'éclat : obliger une célébrité à se démarquer de toute hérésie, sous les yeux de l'Europe. Galilée tombe à pic, avec sa provocation gratuite envers ses vieux amis...
- Urbain VIII lance la procédure en 1633. Il cadre l'opération de très près, pour lui faire produire l'effet politique attendu mais sans être trop dur envers le septuagénaire Galilée. L'instruction, confiée à un neveu du pape, limite le chef d'accusation : ainsi l'Inquisition ne pourra aller trop loin. Puis le procès est expédié en deux audiences. Il est purement formel. Aucun débat d'idées. Après une conversation off avec le commissaire général Maculano, Galilée accepte de faire ce qu'Urbain VIII attend de lui. Le 22 juin, on lui inflige une assignation à résidence perpétuelle et il signe une abjuration. Cette repentance est censée réprouver tout ce qui, dans l'acharnement de Galilée en faveur du système de Copernic, pourrait, de près ou de loin, avoir des résonances hérétiques...
- Après quoi Urbain VIII envoie copie du document, non aux évêques de la chrétienté, mais... aux souverains et principaux ministres de toute l'Europe. Ce qui montre dans quel esprit a été menée l'affaire.
- Galilée vivra encore neuf ans, dans le confort de la villa Médicis, puis du palais archiépiscopal de Sienne, puis de sa propre villa florentine : recevant ses élèves, et écrivant ce qui sera en réalité son livre scientifique principal (un ouvrage de physique : Discours et démonstrations mathématiques concernant deux sciences nouvelles touchant la mécanique et les mouvements locaux).

Il faut rappeler tout cela, parce que ce n'est pas enseigné - et parce que notre époque imagine tout autre chose. Ainsi à propos du film Galilée ou l'amour de Dieu, diffusé le 7 janvier 2006 par FR3. Réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, ce film voulait « corriger les images d'Epinal que l'on peut avoir sur Galilée ». Le téléspectateur, s'il était vraiment attentif au dialogue, apprenait que Galilée ne fut pas le héros de "la Science contre la Foi", qu'il était profondément catholique, que la haute Eglise l'avait longtemps soutenu, et que la politique fut la cause secrète du procès de 1633.
Mais les journaux de télévision avaient préparé le public à comprendre l'inverse : selon Le Nouvel Obs télé-ciné-radio (7-13 janvier), par exemple, ce film était « une formidable leçon d'histoire sur le pouvoir absolu que l'Eglise a fait peser pendant des siècles sur l'Etat et la science ». Pourtant les faits historiques réels de l'affaire Galilée nous montrent le contraire : une Eglise très nuancée sur les questions scientifiques, et finissant par commettre la bourde de 1633... sous la pression politique des Etats !
Par ailleurs, le film (superbe) présentait le même défaut que La Controverse de Valladolid : il remplaçait souvent les faits par du roman. Les vraies raisons de la brouille entre Galilée et les jésuites n'étaient pas indiquées. Les débats scientifiques et intellectuels que montrait le film n'eurent jamais eu lieu au procès, qui ne fut qu'un faux-semblant expéditif : une opération politique... Et malgré le talent des auteurs, malgré la volonté de « corriger les images d'Epinal », le film donnait tout de même l'impression que la religion catholique était en soi l'ennemie de la science. Ce qui est historiquement faux, même si 1633 reste une tache politique sur le passé de l'Eglise.

Quant au film Anges & démons, que va-t-on pouvoir en dire ? Rendez-vous après sa sortie. On peut, sans trop de risques, parier sur le grotesque.
P.P.

L'AFFAIRE GALILEE : BIBLIOGRAPHIE
- Galilée hérétique, de Pietro Redondi. Une thèse non-conformiste : Urbain VIII organisant le procès pour sauver Galilée, accusé d'hérésie par les jésuites. (Gallimard, 1985).
- L'affaire Galilée, de Jean-Pierre Lonchamp. Un précis clair et court. (Cerf, 1988).
- Galilée, de Stillman Drake. « Et si Galilée, loin de se vouloir le champion de la vérité scientifique contre l'obscurantisme religieux, avait essayé de protéger la foi ? Et si, dans sa défense de l'astronomie copernicienne, il avait voulu préserver l'Eglise de toute prise de position qui risquerait de ruiner plus tard l'autorité des Ecritures ? » (Actes Sud, 1987).
- Galileo Galilei, 350 ans d'histoire : 1633-1983, par Bernard Vinaty (et al.), avec la déclaration du pape Jean-Paul II. Les documents-témoins sur la position du Vatican. (Desclée international, 1983).

- Sur Dan Brown et son roman, lire : Anges & démons, l'enquête (Victor Loupan et Alain Noël, Presses de la renaissance). Surprises ravageuses à la clé.


Blog de Patrice de PLUNKETT - 30 avril 2009
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# Posté le jeudi 30 avril 2009 10:26

Benoît XVI en Afrique : réquisitoire contre les forces mondiales de l'argent et le néocolonialisme mercantile

« Un document du Vatican, dont la publication coïncide avec la visite du pape au Cameroun, accuse des "forces extérieures" de dévaster l'Afrique avec la complicité de dirigeants corrompus, en attisant les guerres pour favoriser le trafic d'armes et en soutenant certains hommes politiques au mépris des droits de l'homme et de la démocratie... »

Benoît XVI a distribué ce document de 60 pages aux évêques au terme de la messe qu'il a célébrée jeudi dans un stade de Yaoundé, en présence de dizaines de milliers de fidèles. Sans entrer dans les détails, le document s'en prend à des "organisations multinationales" qui, main dans la main avec des dirigeants africains, ont envahi le continent pour convoiter ses richesses naturelles. "Des forces extérieures, avec la complicité d'hommes et de femmes sur le continent africain, exploitent les faiblesses du coeur humain (...)", lit-on dans ce document de travail, préparé par une commission du Vatican en vue d'un synode des évêques catholiques d'Afrique, qui se tiendra en octobre au Saint-Siège. "Elles (ces forces) attisent les guerres afin de pouvoir vendre des armes. Elles soutiennent ceux qui sont au pouvoir, au mépris des droits de l'homme et des principes démocratiques, afin de garantir des profits économiques comme l'exploitation des ressources naturelles [...]. Elles menacent de déstabiliser des pays entiers et d'éliminer les personnes qui souhaitent s'affranchir de l'oppression qu'elles exercent", lit-on.

Le document évoque "un processus organisé pour détruire l'identité africaine" par l'assujettissement aux intérêts occidentaux. Nombre de pays africains disposent d'énormes gisements de minerais et d'hydrocarbures, dont la valeur, en théorie, suffirait à financer des projets d'infrastructures, à créer nombre d'emplois et à élever le niveau de vie général. Mais, selon certains, de hauts responsables africains détournent ces richesses à des fins d'enrichissement personnel. Par exemple, la compagnie nationale pétrolière nigériane Nigerian National Petroleum Corporation est depuis des décennies au centre d'affaires de corruption. Des milliards de pétrodollars seraient détournés par une poignée d'hommes d'influence alors que le reste de la population vit avec moins de deux dollars par jour et par personne.

"Des organisations multinationales continuent d'envahir systématiquement le continent en quête de ressources naturelles. Avec la complicité des dirigeants africains, elles oppriment les entreprises locales, achètent des milliers d'hectares de terres et exproprient les populations", lit-on encore dans le document. Lire à ce sujet le dossier de La Vie cette semaine 20 mars 2009 : « Planète à vendre / Après les matières premières, on s'arrache les terres des pays pauvres. »

# Posté le vendredi 20 mars 2009 13:16

Benoît XVI et le sida : Eclaircissements

Le pape Benoît XVI a demandé les soins gratuits pour les malades du sida dès son arrivée à l'aéroport de Yaoundé au Cameroun, mardi après midi. Un appel qui a reçu très peu d'écho. Il appelle les Africains à la responsabilité dans la lutte contre le sida. Les médias ont passé sous silence ce passage de sa conférence de presse dans l'avion de Rome à Yaoundé.

Mais ce que la presse a retenu, ce sont des propos prêtés au pape.
Nous publions ci-dessous le texte intégral de la déclaration.

Voici la question du journaliste et la réponse de Benoît XVI, dans son contexte.


Question de Philippe Visseyrias de France 2
Saint Père, parmi les multiples maux dont souffre l'Afrique, il y a aussi en particulier celui de l'épidémie du sida. La position de l'Eglise catholique quant aux moyens de lutter contre ce fléau est souvent considérée comme irréaliste et inefficace. Aborderez-vous ce thème durant le voyage ?
Réponse de Benoît XVI [ traduit de l'italien ]
Je dirais le contraire. Il me semble que l'entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est vraiment l'Eglise catholique, avec ses mouvements et ses diverses structures. Je pense à la Communauté Saint Egidio qui fait tant, de manière visible et aussi de manière invisible pour lutter contre le sida, aux religieux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont au service des malades...
Je dirais que l'on ne peut pas dépasser ce problème du Sida avec seulement de l'argent, qui est nécessaire, mais s'il n'y a pas l'âme, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut pas dépasser le fléau avec la distribution de préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème.
La solution ne peut venir que d'un double engagement : en premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui permette une nouvelle manière de se comporter les uns avec les autres, et deuxièmement une vraie attention particulièrement à l'égard des personnes qui souffrent, la disponibilité, les sacrifices aussi, les renoncement personnels pour être avec les personnes souffrantes. Ce sont les moyens qui aident et permettent des progrès visibles. C'est pourquoi, je dirais que c'est là notre double force : renouveler l'homme intérieur, donner une force spirituelle et morale pour un comportement juste dans la manière de considérer son propre corps et celui d'autrui, et d'autre part cette capacité à souffrir avec ceux qui souffrent, d'être présents aux cotés de ceux qui traversent des épreuves. Je crois que c'est là la juste réponse, que l'Eglise la met en ½uvre et offre ainsi une aide très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui y participent.
Traduction : Agence i.media.


Le pape Benoît XVI a rappelé les positions de l'Eglise catholique et les lignes essentielles de son engagement pour combattre le terrible fléau du sida.

1er front : « l'éducation à la responsabilité des personnes dans l'usage de la sexualité et la réaffirmation du rôle essentiel du mariage et de la famille ».

2ème front : « la recherche et l'application des thérapies efficaces contre le sida, et leur mise à la disposition du plus grand nombre possible de malades grâce aux nombreuses initiatives et des institutions sanitaires ».

30% des structures s'occupant des malades du sida sont catholiques. Il faudrait aussi mentionner toutes les structures s'occupent des enfants nés séropositifs et spécialement des orphelins du sida.
Le pape a également demandé aux entreprises pharmaceutiques la gratuité des thérapies.


3ème front : « l'assistance humaine et spirituelle des malades du sida et de tous les souffrants, qui sont depuis toujours dans le c½ur de l'Eglise ».


Voilà les directions dans lesquelles l'Eglise concentre son engagement, elle ne considère pas que viser seulement à une large diffusion des préservatifs soit en réalité la voie la meilleure, la plus prévoyante ou la plus efficace pour combattre le fléau du sida et protéger la vie humaine ».

Autrement dit, le pape affirme que la diffusion du préservatif reste inefficace si on ne combat pas aussi sur ces 3 fronts. Sans l'éducation à la « responsabilité » - « si on n'aide pas les Africains », dit le pape, cela pourrait même « aggraver le problème ».


ENCORE UNE FOIS LES MEDIAS NE NOUS DONNENT QUE DU PRÊT-A-PENSER ...
Un PEU OBSCURANTISTE COMME DEMARCHE ...
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# Posté le jeudi 19 mars 2009 13:40

Modifié le lundi 23 mars 2009 09:29

L'injustice et le mépris

L'injustice et le mépris
Avec les Antilles, Nicolas Sarkozy a joué au pyromane avant de s'ériger en capitaine des pompiers.
Tant de suffisance et de cynisme révoltent.
Quatre semaines de silence !
Quatre semaines d'un attentisme calculateur, quatre semaines à tergiverser avec les partenaires sociaux. Quatre semaines à jauger les risques réels de la contestation pour condescendre, au premier mort venu, à admettre l'ampleur de la crise ultra-marine et lâcher ce qu'un modeste secrétaire d'État avait tout bonnement négocié dans le calme.
Quel gâchis !
Et quel sentiment de défiance le chef de l'État s'évertue-t-il à entretenir, jusque dans son entourage.
Les Français, au-delà de la cruauté des sondages, l'interpellent sur deux points essentiels :
l'injustice sociale et le mépris.
De l'injustice sociale il est comptable mais pas seul responsable.
Du mépris, il est bien actuellement l'unique coupable.
Mépris des Français baladés par ce spontanéisme qui ne rencontre que confusion, étourdissement et dégoût. Mépris du gouvernement avec un Premier ministre éreinté et une escouade laminée tant par les reculades sur les réformes que les dessaisissements.
Mépris de la majorité parlementaire ballottée entre solidarité partisane et effet boomerang venu des circonscriptions.
Jusqu'où ira ce mépris ? Depuis Charles de Gaulle en 1968, avons-nous connu semblable exaspération ?
De Nicolas Sarkozy, les Français attendent désormais, et dans l'urgence, un changement de comportement : modestie, humilité, compassion pour toutes les victimes de la crise,
et expression sincère d'une solidarité envers des citoyens qui ne sont pas des sujets.

Faute de quoi, le roi sera seul, le roi sera nu.
Qui sait alors quelle forme pourrait prendre ce rejet.

Jean Paul BRUNEL - Le Courrier de l'Ouest 21 févreir 2009
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# Posté le samedi 21 février 2009 14:37

Dieu existe-t-il ?

Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés. Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu. Le barbier dit : "Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis. " Pourquoi dis-tu cela ? " répondit le client. " Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n'existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d'enfants abandonnés ? Si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à un Dieu qui permet toutes ces choses. " Le client s'arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le barbier termina son travail et le client sortit du salon. Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu'il avait été longtemps sans s'être occupé de lui-même car il avait l'air vraiment négligé). Le client retourna donc dans le salon et dit au barbier: "Tu sais quoi ? Les barbiers n'existent pas. " " Comment ça, les barbiers n'existent pas? demanda le barbier. Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même ? " " Non ! s'écria le client. Ils n'existent pas parce que s'ils existaient, il n'y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue. " "Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c'est que les gens ne viennent pas à moi." " Exactement ! affirma le client. Tu l'as dit : Dieu existe. Ce qui arrive c'est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE cherchent pas, c'est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. "
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# Posté le samedi 17 janvier 2009 15:52

Bonne ANNEE 2009

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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 10:23

Campagne de Noël pour les malades du sida

Le Saint-Siège relance une campagne de Noël pour les malades du sida...
L'année dernière, la campagne a permis de récolter 28.000 euro et 40.000 dollars.
Cette année, le Conseil pontifical pour la santé a envoyé en Afrique 119.000 dollars en médicaments antirétroviraux.


RAPPELS :
= Les malades du Sida étaient 33 millions, dont 45% de jeunes entre 15 et 24 ans et deux millions d'enfants.
= 44% des centres d'assistance pour malades du sida sont gérés par les gouvernements, 27% par l'Eglise catholique, 18% par des ONG, 11% par des institutions religieuses et 8% par des instituts divers.


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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 15:05